FINANCES PUBLIQUES : DEFICIT DE CRISE
Par Marie-Hélène Des Esgaulx, dimanche 29 mars 2009 à 23:08 :: Accueil :: #181 :: rss
Au cours de l'année 2008, le déficit du budget général de l'Etat a atteint 56,8 milliards d'euros contre 38,2 milliards en 2007. Ce vif gonflement a pour origine une progression de 2.8% des dépenses face à un repli de 4,8% des recettes.
A périmètre constant, les dépenses se sont accrues de 3%. Les dépenses de personnel premier poste avec un poids de 43% ont augmenté de 2,2% tandis que les dépenses d'intervention (poids de 23%) progressaient de 0,9% et que les dépenses de fonctionnement (12,5%) reculaient de 0,9%. En fait c'est le gonflement de 12,1% de la charge de la dette, représentant désormais 16% des dépenses de l'Etat qui explique l'essentiel de la dérive.
Egalement mesurées à périmètre constant, les recettes du budget général ont reculé de 2,1%. Seul le produit de l'impot sur le revenu a augmenté significativement (5,3%). Les recettes de TVA se sont seulement accrues de 0,5% alors que celles de l'impot sur les sociétés se contractaient de 3,3%.
Le projet de loi de finances rectificative pour 2009, présenté par le gouvernement et qui arrive pour exmen cette semaine devant le Sénat, évalue le déficit de l'ensemble des administrations publiques en 2008 à 3,4% du PIB. Il passerait à 5,6% cette année et à 5,2% en 2010. La dette publique estimée à 67,3% fin 2008 grimperait à 77,5% fin 2010...
Il faudra avoir en tête ces chiffres demain à la réunion du groupe de travail (députés et sénateurs) sur la crise financière avec le Président de la République. Nous savons qu'il souhaite trouver des pistes pour réguler un capitalisme devenu outrancièrement financier...
A périmètre constant, les dépenses se sont accrues de 3%. Les dépenses de personnel premier poste avec un poids de 43% ont augmenté de 2,2% tandis que les dépenses d'intervention (poids de 23%) progressaient de 0,9% et que les dépenses de fonctionnement (12,5%) reculaient de 0,9%. En fait c'est le gonflement de 12,1% de la charge de la dette, représentant désormais 16% des dépenses de l'Etat qui explique l'essentiel de la dérive.
Egalement mesurées à périmètre constant, les recettes du budget général ont reculé de 2,1%. Seul le produit de l'impot sur le revenu a augmenté significativement (5,3%). Les recettes de TVA se sont seulement accrues de 0,5% alors que celles de l'impot sur les sociétés se contractaient de 3,3%.
Le projet de loi de finances rectificative pour 2009, présenté par le gouvernement et qui arrive pour exmen cette semaine devant le Sénat, évalue le déficit de l'ensemble des administrations publiques en 2008 à 3,4% du PIB. Il passerait à 5,6% cette année et à 5,2% en 2010. La dette publique estimée à 67,3% fin 2008 grimperait à 77,5% fin 2010...
Il faudra avoir en tête ces chiffres demain à la réunion du groupe de travail (députés et sénateurs) sur la crise financière avec le Président de la République. Nous savons qu'il souhaite trouver des pistes pour réguler un capitalisme devenu outrancièrement financier...
Commentaires
1. Le lundi 30 mars 2009 à 09:22, par Philippe
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